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Le 20 mai 2019

Territoire 1er avril 2008

L’Etat n’a plus d’argent

Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale à déclaré le 31 mars 2008 : "... il y a une nation qui est en difficulté. L’Etat n’a plus les moyens de recruter aveuglément des enseignats" (1). Le premier ministre François Fillon annonce des mesures d’économie après la découverte d’un déficit public record fin 2007.

Il y a plusieurs années que la rumeur courrait : l’Etat n’a plus d’argent". Début 2008 c’est fait. C’est une information publique qui sera le prétexte à tous les "serrages" de ceintures.

Les pauvres seront encore plus pauvres, les riches seront toujours riches, les classes moyennes vont payer. Rien de nouveau mais cette fois c’est du sérieux.

Le pétrole et les matières premières flambent, l’or est en vedette à plus de 1.000 dollars l’once de métal (encore une fois), les produits de première nécessité : pain, viande légumes continuent d’augmenter leurs prix au prétexte que quelque chose dans la chaîne de production a fait le premier pas. Une occasion pour les intermédiaires de faire encore un peu de bénéfice avant que le système "n’explose".

La dette publique

La dette des administrations publiques en France est passée de 650 milliards d’euros fin 1995 à plus de 1 200 milliards d’euros fin 2007. Une performance.

Cette dette représente en valeur brute 4 fois le budget de l’Etat. Ce qui rapporté à la population fait une dette de près de 20 000 euros par habitant. Qui paiera ?

En 2006 le rapport Pébereau s’inquiétait déjà de la multiplication par 5 de la dette en 25 ans. Elle était passée de 206 milliards en 1980 à 1 067 milliards en 2004.

Et après ?
Au prétexte du développement durable M. JL Borloo déclare que "l’écologie, c’est aussi bon pour le porte-monnaie". Oui mais à quel prix pour les consommateurs ? Car encore une fois pour passer d’un régime de consommation tout azimut de tout et de n’importe quoi à un comportement éco-citoyen cela aura un coût. Répercuté sur qui ? le consommateur. Qui comme d’habitude n’y verra rien à redire puisqu’on lui explique que c’est pour son bien, pour sauver la planète, ... Et finalement qu’il n’a pas d’autre solution.

Ils sont déjà prêts, les français et les européens, à consommer durable et donc plus cher. Voir les résultats de l’enquête sur touteleurope.fr

(1) Entretient exclusif à 20 Minutes publié le 1er avril 2008