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Le 21 janvier 2018

Economie 20 octobre 2009

L’économie française dans le "noir" en 2009

La crise est bien là . La crise financière est passée. Les banques font à nouveau des profits, la bourse bat toutes les semaines de nouveaux records. Tout semble aller pour le mieux. Et pourtant ...

... les indicateurs économiques français ont traversé la zone rouge et sont entrés dans des zones "noires" d’où ils vont avoir du mal à sortir.

Quelques repères inquiétants :

- La dette publique sera de 77,1% du PIB en 2009 et 84% en 2010. Cette dette de l’Etat français évoluait entre 2004 et 2007 en dessous de 65% (critère de Maastricht : 60%) ;
- Le déficit public "explose" en 2009 à 8,2% du PIB et devrait atteindre 8,5% en 2010 alors qu’il se maintenait autour des 3% pour rester dans les critères de Maastricht ;
- Le déficit budgétaire fait lui aussi des contorsions spectaculaires. Pour être un bon indicateur le budget réalisé restait de 2004 à 2007 en dessous des prévisions de la Loi des Finances Initiale. En 2009 la Loi des Finances prévoyait 67 milliards d’euros et le réalisé sera de 141 milliards. Où est la différence ? En 2010 la Loi des finances prévoit 116 milliards. Si on extrapole les performances de 2009 ... ?
- Les recettes fiscales pendant ce temps ont plongé de 265 milliards en 2008 à 212 milliards en 2009. C’est logique : moins de ressources plus de déficit. Des recettes qui ont évolué autour de 240 milliards entre 2000 et 2004 ;
- Les suppressions nettes d’emplois ont été multipliées par 7 entre 2004 et 2009 pour passer de 4.537 à 30.627 suppressions nettes. La croissance nette d’emploi était en moyenne annuelle sur la période 1995-2001 de 1,9 %.

Finalement c’est grave. Et les analystes ne sont pas optimistes pour 2010.
La reprise c’est d’abord les zones du monde où la demande intérieure sera forte : la Chine, l’Inde, ... ailleurs il aurait fallu profiter de la crise financière pour mettre vraiment de l’ordre dans l’économie et notre façon de vivre. Maintenant ça va faire "très mal" et surtout aux classes les moins favorisées. Jacques Solomiac

Sources : Ministère des Finances, Assemblée Nationale, Le Monde