Contre la tempête du progrès pour une insurrection pacifique

Ça se passe aujourd'hui

Le 15 décembre 2017

Bel et indispensable ouvrage de pollinisation
© Photo : Jacques Solomiac

Editorial 30 septembre 2017

Urgence climatique

C’est le titre du numéro 171 de l’hebdomadaire Le 1 du 27 septembre 2017.
C’est aussi ce que doivent penser tous ceux qui viennent de perdre dans l’arc des Antilles et en Floride des biens ou pire des personnes.
Depuis des décennies des alertes sur cette urgence sont lancées mais la société du profit et de la consommation nous aveugle au point de ne pas saisir l’imminence d’une catastrophe humanitaire.

Au même moment les volcans de la ceinture Pacifique Nord se déchainent.
Bali, Vanuatu, sont menacées par des éruptions majeures alors que tout autour du Pacifique des éruptions de moindre amplitude se succèdent.

Migration climatique

Chaque menace (cyclone, typhon, éruption volcanique tsunami, tempête, ...) entraîne son lot de déplacés qui souvent subissent des pertes matérielles irréparables. Ces migrations sont pourtant un tabou politique absolu.
La montée des eaux, partout dans le monde, reste loin des préoccupations des médias qui ne voient pas la disparition des ces îlots éloignés ou la fin des glaciers (à nos portes) dans seulement une ou deux décennies.
La pollution préoccupante des sols, des océans, de l’air, prive des peuples entiers d’une nourriture saine et suffisamment abondante pour survivre.
Que faisons nous en voyant sur nos écrans les corps de migrants s’échouer sur les cotes du Sud de l’Europe ?
En 2016 c’est plus de 30 millions de déplacés victimes d’événements climatiques qui ont été recensés. Combien seront ils en 2017, ... 2020, ...?

Que pouvons nous faire ?

Pour le climat probablement rien.
Pour essayer de sauver, un peu, la biodiversité et les qualités de l’air et de l’eau il faut de toute urgence arrêter de déforester, de polluer, réduire nos gaspillages honteux, ... La liste serait sans fin.
Le credo de nos politiques reste : la croissance.
Le bon sens montre qu’à l’évidence sur une Terre déjà bien exploitée, avec une population qui va atteindre les 9 milliards, il n’y aura pas de tout pour chacun ?
Alors que les autos, bateaux, avions font vrombir leurs puissants moteurs pour le plaisir des plus riches, gras et "botoxés" ; les plus pauvres toujours plus nombreux vont crever de faim et la biodiversité se détruit allégrement.
C’est finalement peut-être ça la Loi de la sélection. Mais personnellement je crains que les évènements climatiques majeurs ne fassent pas le tri. JS